Les pathologies urinaires chez le lapin

Les pathologies urinaires sont fréquentes chez le lapin de compagnie. Ces affections peuvent entraîner des douleurs, des infections et des problèmes systémiques. Cet article vise à fournir une compréhension approfondie des pathologies urinaires chez le lapin pour améliorer la prise en charge vétérinaire et les soins à domicile.

Types de pathologies urinaires

  1. Cystite: Inflammation de la vessie souvent due à une infection bactérienne.
  2. Calculs urinaires (urolithiases): Ils sont fréquent chez les lapins et sont liés à la formation de cristaux de carbonates de calcium sous forme de pierres dans la vessie ou les reins.
  3. Sablose urinaire: suite à l’excrétion excessive de calcium dans l’urine, le manque d’hydratation et/ou le manque de mouvement, la vessie peut s’impacter d’un sable calcique. Cette boue vésicale génère de la douleur et de l’incontinence urinaire
  4. Insuffisance rénale: Déclin de la fonction rénale, aiguë ou chronique. Elle est souvent associée à une atteinte à E.cuniculi.
  5. Incontinence urinaire: Incapacité à contrôler l’émission d’urine, souvent liée à des troubles neurologiques ou à l’âge.

Causes

Les causes des pathologies urinaires chez le lapin incluent :

  • Régime alimentaire: Régime riche en calcium peut favoriser la formation de calculs.
  • Hydratation inadéquate: Apport insuffisant en eau peut concentrer l’urine et précipiter la formation de cristaux.
  • Infections bactériennes: Escherichia coli et Staphylococcus spp. sont fréquemment impliqués dans les cystites.
  • Infections à Encepalitozoon cuniculi : ce protozoaire crée des lésions de néphrite interstitielle irréversibles.
  • Facteurs environnementaux: Stress, manque d’exercice et hygiène inadéquate peuvent contribuer au développement de pathologies urinaires.

Symptômes

Les signes cliniques des pathologies urinaires chez le lapin incluent :

  • Dysurie: Difficulté ou douleur à uriner.
  • Hématurie: Présence de sang dans l’urine.
  • Pollakiurie: Mictions fréquentes en petites quantités.
  • Léthargie et anorexie: Réduction de l’appétit et baisse d’activité.
  • Stase gastro-intestinale : liée à la douleur et à l’anorexie
  • Gonflement abdominal: Indique une vessie distendue ou des masses abdominales.

Diagnostic

Le diagnostic des pathologies urinaires repose sur :

  • Examen clinique: par une bonne palpation abdominale et une bonne observation des symptômes c’est la base de toute démarche diagnostique.
  • Analyse d’urine: On va rechercher la présence de sang, de protéines et de bactéries.
  • Imagerie: La radiographie permet de détecter rapidement les calculs puisque les carbonates de calcium sont radio-opaques. L’échographie permet de les localiser plus finement et d’évaluer l’aspect des reins, des uretères et de la vessie.
  • Culture bactérienne: Elle permet d’identification des agents pathogènes en cas d’infection suspectée.
  • Tests sanguins: Ils permettent d’évaluation la fonction rénale et les niveaux d’électrolytes.

Traitement

Le traitement des pathologies urinaires varie en fonction de la nature et de la gravité du problème :

  • Antibiotiques: Pour traiter les infections bactériennes.
  • Chirurgie: Extraction des calculs ou des pierres en cas d’urolithiase sévère.
  • Modification du régime alimentaire: Réduction de l’apport en calcium et augmentation de la consommation d’eau.
  • Fluidothérapie: Hydratation intraveineuse pour les cas d’insuffisance rénale ou de déshydratation.
  • Analgésiques et anti-inflammatoires: Pour gérer la douleur associée aux pathologies urinaires.

Prévention

La prévention des pathologies urinaires chez le lapin inclut :

  • Alimentation équilibrée: Fournir une alimentation riche en fibres et contrôler l’apport en calcium.
  • Hydratation adéquate: Assurer un accès constant à de l’eau fraîche et propre.
  • Environnement enrichi: Promouvoir l’exercice et réduire le stress.
  • Surveillance régulière: Examens vétérinaires périodiques pour détecter les signes précoces de pathologies urinaires.

Les pathologies urinaires chez le lapin sont fréquentes et nécessitent une attention vétérinaire rigoureuse. Outre ce suivi vétérinaire, une approche préventive basée sur alimentation adaptée et un environnement permettant l’exercice, est cruciale pour réduire l’incidence des affections.

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